[Article réalisé par Abdoulaye Diallo, responsable « Projets »]

Ce Jeudi 13 Septembre 2018 s’est tenue à Boulel une visite d’échange du groupement «JAPPO LIGGUEY»de Malem Thérigne avec le groupement «DAKHARGUI»de Boulel sur les activités du projet Jappale Boulel.

L’activité a démarré par une visite guidée de l’ensemble des secteurs d’activités suivie d’un échange sur les constats et appréciations et les perspectives à prendre. Sur ce, Maurice Sarr, administrateur coordonnateur de l’ASBL au Sénégal, a ouvert la rencontre en présentant Malem-Auder, son mode de fonctionnement, ses principes basés principalement sur le bénévolat et la recherche-action.

Les deux présidentes des groupements, à leur tour, ont présenté leur structure tout en magnifiant la démarche originale et salutaire de Malem-Auder. « Malem-Auder mûrit ses projets, les articule aux besoins et réalités du milieu, forme, suit et accompagne les bénéficiaires. Cette visite d’échange entres femmes de localités voisines appartenant à la même commune, ayant les mêmes ambitions sans jamais se voir, ni partager, en est une parfaite illustration sans parler de ce projet innovant et riche de Boulel que nous venons de découvrir malgré notre longue expérience d’agricultrices. »

Il est important de noter l’engagement et la détermination des femmes de Malem-Thérigne  à poursuivre l’exemple de Boulel avec l’accompagnement de Malem-Auder. Cette nouvelle mérite d’être étayée. Beaucoup de questions ont été soulevées après les appréciations et ont trouvé réponses de manière satisfaisante lors de l’échange. Le tableau ci-dessous en témoigne :

 

Points abordés Contenu Questions soulevées Stabilisation

Appréciation de la visite

  • Le projet de Boulel est une nouvelle expérience dans la localité, jamais vue malgré notre grande expérience  dans le maraîchage.
  • la valorisation des potentialités, ressources et de la fumure du milieu est très impressionnante.
  • les femmes de Boulel sont dynamiques et organisées
  • la gestion est rigoureuse avec des responsabilisations diverses en fonction des secteurs d’activités.
  • l’agroécologie a une dimension de santé très haute.
  • On constate que il n’y a pas d’odeur d’engrais ni de pesticide comment avez-vous fait ?
  • comment semer et transplanter ?
  • Comment êtes-vous arrivées à ce niveau de gestion : c’est une faiblesse chez nous ?
  • On pratique de l’agro-écologie. Cette orientation remplace l’engrais chimique par le compost. Nous pouvons en faire comme vous l’avez vu lors de la récolte du digestat du biogaz.
  • On utilise aussi  les pesticides naturels à base de feuilles de Neem, de papaye, de nguér.
  • Tout est question de prévention et de préparation. Pour les semis direct et la transplantation on utilise les poquets en y administrant le compostage anaérobie en mettant une première couche de feuilles vertes d’acacia.
  • Pour les pépinières, on utilise les planches en pratiquant le double bêchage.
  • Nous avons reçu une formation en gestion et l’accompagnement nous permet d’être rigoureux avec nous-mêmes. Les résultats en termes de clarté de notre travail et de transparence font que c’est une nécessité pour nous maintenant.
  • Nous avons aussi un règlement intérieur et des horaires de travail et celui qui les viole fait face à des sanctions ou à l’auto exclusion.
Perspectives
  • Continuer l’échange, partager l’expérience de gestion dans le cadre d’une formation pratique, renforcer les liens de solidarités
  • Etes-vous prêts à encadrer notre organisation en savonnerie, l’huilerie et sur les autres expériences que nous n’avons pas ?
  • Dakhargui est disposé a partagé son expérience pour une vaste vulgarisation de ce modèle de développement dont avons la chance d’expérimenté. Déjà nous avons partagé notre expérience de savonnerie avec des femmes de Hodar et de Lagué ; de l’agro écologie avec les femmes de Deego.

 

 

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