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Logiciels libres et fracture numérique

dimanche 13 février 2011, par André Petithan

L’article suivant, repris de Ouestafnews, montre bien que le projet "Informatisation du CEM" suit une voie propice au développement et menant à une vraie réduction de la fracture numérique.

Fracture numérique : la solution dans les logiciels libres, selon un expert malien.

L’utilisation des logiciels libres, dont l’acquisition des licences est gratuite, peut permettre aux Africains de réduire la « fracture numérique », a estimé un expert malien faisant référence au terme utilisé par les spécialistes pour décrire le fossé qui caractérise l’accès aux outils informatiques et à leurs applications entre résidents d’un même pays ou entre utilisateurs de différents pays.

A titre d’exemple, si la moyenne mondiale pour l’accès à internet est de 26%, l’Afrique avec 86 millions d’internautes pour plus de 991 millions d’habitants, a un taux de pénétration inférieur à 9%, selon les dernières informations (Juin 2010) fournies par le site spécialisé « Internet World Stats » consulté par Ouestafnews.

Dans certains pays africains ce taux est même très largement inférieur à cette moyenne, alors qu’en Amérique Latine et aux Caraïbes, comme en Asie de l’Est et dans le Pacifique, le taux de pénétration d’Internet est aux alentours de 20%. En Europe ces taux sont à 58,4% et en Amérique du nord à 74,2%.

« Les logiciels libres constituent une aubaine pour l’Afrique afin de réduire la fracture numérique, puisque que ce sont des logiciels (auxquels) on a accès aux codes sources qui ont permis leur création et leur développement », a affirmé ce lundi 7 février 2011 Adama Dembelé, président du Réseau africain pour l’utilisation des logiciels libres (RALL) basé à Bamako au Mali.

Selon M. Dembélé, qui s’exprimait lors d’une rencontre organisé à l’occasion du Forum social mondial (FSM) qui se tient à Dakar du 6 au 11 février 2011, le fait d’avoir accès à ces codes sources, permet aux Africains de les développer davantage et de les adapter à leurs besoins.

Outre le « déficit d’équipement », l’autre problème de la fracture numérique que pourrait résoudre l’exploitation des logiciels libres, a-t-il souligné, « c’est l’accès au savoir qui sous tend la production des nouvelles technologies ».

« Aujourd’hui dans nos pays, on paye des milliards pour acquérir les licences d’utilisation de certains logiciels privés comme Windows, avec les logiciels libres on ferait l’économie de cet argent , qui pourrait servir à acquérir plus d’ordinateurs », a-t-il expliqué à un journaliste d’Ouestafnews en marge des travaux. En plus, ces logiciels peuvent permettre aux informaticiens africains « d’échanger avec les développeurs du monde entier ».

Pour Hervé Le Crosnier, autre participant à ce panel, tout comme les ressources partagées à savoir les forêts, l’eau…, la notion de « biens communs » englobe la question des logiciels libres qui entre dans le cadre des biens communs de la connaissance et doivent être protégés de « l’appropriation ».
Selon lui deux notions importantes sont au cœur de la problématique de « bien communs », celui du partage et de la gestion des ressources.

Source : Ouestaf News

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