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Situation du maraîchage Deggo : août 2014

dimanche 12 octobre 2014, par Abdoulaye Diallo

Le périmètre maraîcher du groupement Deggo, financé par l’Association des Femme d’Europe, en est à sa deuxième saison.

Il comporte deux types de parcelles. Une partie gouttée (munie d’un goutte-à-goutte) gérée par deux femmes responsables du groupement Deggo.. Un epartie, plus grande, non gouttée qui compte une vingtaine de parcelles.

La présent rapport s’attellera a faire état de la situation des productions suivie d’une analyse et de recommandations.

1. Situation des productions :

Parcelles non gouttées
Nature Quantité Rentrée totale Exploitante Groupement
Salades 201 pieds 20150 cfa 10075 cfa 10075 cfa
Gombos 59,9 kg 29950 cfa 14975 cfa 14950 cfa
Bissap 960 unités 24000 cfa 12000 cfa 12000 cfa
Menthe 108 bouquets 5400 cfa 2700 cfa 2700 cfa
Parcelle gouttée
Gombo 35 kg 17500 cfa
Aubergines 72 kg 14400 cfa

Revenus reversés aux exploitantes : 39750 cfa

Revenus du groupement : 71650 cfa

Charges
Eau 95000 cfa
Semences 25000 cfa
Total 120000 cfa

Le solde est donc négatif : 120000 cfa de dépenses pour 71650 cfa de rentrée = solde négatif de 49000 cfa.

2. Analyse :

Le solde de la campagne est négatif. Cela pose problème. Beaucoup d’éléments ont contribué à cette situation.

Beaucoup d’exploitantes de la variété gombo, très prisée, ont été victimes de vers et la mauvaise qualité des semences F1. Lors de la campagne passée, comme traditionnellement, les femmes ont conservé des graines. Après trois mois, elle se sont rendu compte que les plants semés étaient chétifs, ne se développaient pas et fournissaient des fruits très petits. Les exploitantes ont alors décidé de détruire tout et de repartie à zéro, malgré la lourdeur de la facture d’eau déjà acquittée.

Les succès de l’an dernier ont motivé beaucoup de visites et notamment des services techniques qui ont proposé beaucoup de nouvelles techniques non encore assimilées. De nombreuses erreurs ont été commises à cause de cela.

Tout de même les femmes se félicitent d’avoir produit et fournit à leur famille durant 12 mois des légumes frais et sains, d’avoir une occupation utile pour leur bien-être et une valorisation de leur statut.

L’expérience menées les pousse à augmenter la variété de leur production et a poursuivre le modèle agro-écologique.

A ce propos, beaucoup d’épineux ont été plantés tout au long du périmètre et beaucoup de papayers pour avoir des fruits et lutter contre certains insectes.

Il faut aussi noter que les récoltes de gombos et d’aubergines se poursuivent. Le piment commence, ce qui veut dire que le déficit actuel peut être rattrapé.

Les nématodes continuent à handicaper les récoltes de tomates. A ce propos, elles n’ont pas encore trouvé de solution dans leur pratiques agro-écologiques, ce qui montre bien que les formations doivent être poursuivies.

Il faut aussi noter que le goutte-à-goutte présente de nombreux avantages : pour deux femmes, avec bien sûr des appuis collectifs ponctuels, la quantité produite est presque équivalente à celle d’une vingtaine de femmes.

Sans les attaques, Deggo pourrait produire plus et permettre durant toute la saison de mieux fournir les familles en légumes divers.

3. Recommandations :

L’asbl doit continuer le travail d’accompagnement avec plus de rigueur et aider à renforcer le réseau goutte-à-goutte.

Il faut également renforcer le maraîchage avec d’autres activités, comme l’embouche par exemple, par le biais de micro-financement afin d’augmenter les revenus des familles exploitantes et du GPF.

Enfin, il faut renforcer les capacités des exploitantes par un complément de formation en agro-écologie.