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La croissance urbaine pose problème

samedi 19 septembre 2009

L’article ci-dessous montre combien la croissance urbaine a été rapide et pose des problèmes au Sénégal. Nous pensons que cette croissance urbaine ne peut être limitée qu’en permettant aux populations rurales de vivre décemment dans les campagnes.

Le phénomène migratoire n’est donc pas exclusivement externe aux pays du Sud, mais il leur est aussi interne.


Mamadou Ndiaye fait des allers-retours dans sa maison inondée, tandis que ses enfants évacuent l’eau sale, seau par seau. Cette famille fait partie des milliers de Sénégalais dont les maisons sont envahies par les eaux depuis des jours.

Il y a 30 ans, quand M. Ndiaye s’est installé à Guédiawaye, à 26 kilomètres du centre de Dakar, la capitale, la terre était sèche et bon marché. A présent, les habitants de cette banlieue très peuplée subissent des inondations à chaque saison des pluies.

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Les inondations récurrentes dans les villes moyennes ou grandes sont davantage liées à la présence humaine qu’aux précipitations, a affirmé Cheikh Mbow, professeur de l’Institut des Sciences environnementales de l’Université de Dakar, qui étudie l’impact de la variabilité du climat sur les risques d’inondations en zone urbaine. D’après lui, les inondations annuelles que connaît la région sont le reflet de la croissance démographique explosive des villes, de la pauvreté et de l’insuffisance des politiques d’aménagement urbain.

« Les habitants des zones rurales qui sont frappés par la pauvreté viennent s’installer sur des terres inadaptées à l’habitat, où ils sont ensuite exposés à des inondations et d’autres catastrophes telles que des glissements de terrains ou des risques industriels ».

D’après les prévisions du Fonds des Nations Unies pour la population, l’Afrique de l’Ouest devrait connaître une croissance démographique de 2,4 pour cent entre 2005 et 1010, et la population de cette région risque d’être multipliée par plus de deux entre 2008 et 2050, passant de 293 millions à 617 millions ; l’essentiel de cette croissance aurait lieu dans les zones urbaines.

Concernant les inondations de cette année en Afrique de l’Ouest, qui ont fait au moins 160 morts selon le bilan des Nations Unies, les observateurs pointent du doigt le problème de la congestion urbaine. A Freetown, la capitale de la Sierra Leone, la principale cause des inondations récentes serait « la construction irréfléchie » dans des zones de la ceinture verte [terres non exploitées], d’après Mary Kamara, directrice de la gestion des catastrophes au Bureau de la sécurité nationale.

Dans les villes du nord du Nigeria, la surpopulation a conduit les habitants à construire leurs maisons dans les lits des cours d’eau, et les systèmes de drainage naturels ont été bloqués par les ordures, a expliqué Hassan Musa, écologue à l’Université Bayero de la ville de Kano, dans le nord du pays.

« Dans certains cas, quand les habitants construisent des maisons sur des cours d’eau et que le gouvernement ne fait quasiment rien pour les en empêcher, cela conduit à un cercle infernal d’inondations et de destructions, qui aboutit parfois à la mort », a dit à IRIN M. Musa.

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