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Kaolack : introduction de nouvelles technologies culturales

samedi 29 septembre 2012

Kaolack : des producteurs magnifient l’introduction de nouvelles technologies dans les champs

Kaolack, 28 sept (APS) – Des producteurs rencontrés dans les communautés rurales de Mabo (Kaffrine) et Keur Mandongo (Kaolack, centre) ont salué les techniques culturales introduites par le projet sénégalais américain USDA/CLUSA, lesquelles permettront, disent-ils, d’atteindre des rendements record de mil souna cette année.

Au cours d’une visite des réalisations de producteurs encadrés par le projet USDA/CLUSA de renforcement de la chaîne de valeur mil, les agriculteurs ont apprécié les techniques de lutte contre le striga hermontica, plante parasite qui faisait énormément de dégâts, de compostage, etc., qui aideront à augmenter substantiellement les rendements de souna.

Le striga, qui provoquait énormément de pertes, voit aujourd’hui ses nuisances amoindries avec l’introduction par le projet USDA/CLUSA d’une technique consistant à épandre sur les parcelles de la fumure de petits ruminants qui empêchent tout développement de la plante parasite, a indiqué Mamadou Diané, un producteur de Mabo.

"L’utilisation de cette technique accessible à tous avec de l’engrais de qualité et de l’urée nous a permis d’espérer avoir cette année un rendement de mil jamais atteint jusque-là", a souligné Mamadou Diané.

Il suffit de se doter et de mélanger à l’eau suffisamment de fumure de moutons et/ou de chèvres en période saison sèche afin de l’épandre, pendant l’hivernage sur les parcelles de mil, a ajouté Cheikh Diallo de la communauté rurale de Keur Mandongo.

L’azote se trouvant en grande masse dans la fumure de petits ruminants est très nocif sur le striga hermontica, a relevé le technicien agricole Leyti Diop, de la Direction régionale du développement rural qui a ajouté que cette plante peut gâcher 50% du rendement des parcelles.

Par ailleurs, l’introduction du compostage dans les champs de producteurs encadrés par le projet sénégalo-américain a été appréciée par les agriculteurs choisis par les membres de leur groupement.

‘’Je n’ai jamais cru qu’on peut semer un ha avec 4 kilogrammes de semence’’, a souligné Babacar Wilane, producteur semencier à Mabo, qui a salué la volonté de CLUSA de "nous faire retourner à l’époque où nous parents gardaient des réserves de semences pour l’hivernage prochain’’.

‘’Celui qui suit les explications techniques des agents du projet connaîtra immanquablement un progrès certain en matière de rendement’’, a relevé Sakou Tall, convaincu que l’utilisation des techniques de compostage, d’engrais de qualité et de l’urée est à l’origine du fort taux de rendement attendu dans son champs expérimental.

El hadji Oumar Cissé, producteur à Diama Fara (Mabo), a le même jugement positif à propos de la technique agriculture de conservation, technique capable d’atténuer le manque d’engrais et de bien préparer le champs par cheval ou manuellement.

Les producteurs de Mabo et de Keur Mandongo sont très réceptifs aux nouvelles techniques introduites par le projet qui entend leur rendre leur autonomie et leur permettre de maintenir ou d’améliorer davantage leurs productions, ont déclaré Maïmouna Ndiaye et Ousmane Niang, ingénieurs des travaux agricoles et facilitateurs des deux communautés rurales respectives.

Le chef du Service départemental du développement rural de Mbirkelane, Mbagnick Sène, a pour sa part appelé les producteurs semenciers à se constituer en réseau pour se positionner en fournisseurs, avant de les exhorter à ‘’ne pas laisser les champs entre les mains inexpertes des enfants qui ne respectent pas les itinéraires techniques édictés’’.

Les responsables du projet USDA/CLUSA, qui a introduit depuis deux ans des technologies innovantes pour contribuer à la sécurité alimentaire à travers l’augmentation de la production et la génération de revenus, ont tenu à visiter les parcelles des producteurs de Kaffrine et de Kaolack qui ont adopté les technologies à grande échelle, a indiqué Bassirou Sarr, spécialiste de la production.

"Les appréciations réconfortantes faites par nombre de producteurs nous imposent d’essayer d’élargir l’application de ces technologies de compostage, de lutte contre le striga et d’agriculture de conservation dans d’autres parcelles afin d’augmenter à 75 % les rendements de mil", a dit M. Sarr.

Source : aps.sn

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