La lecture d’un article de la presse sénégalaise relatant le déficit de pluie en période d’hivernage au Sénégal (juin-septembre) a alerté l’association. On y relate les conséquences désastreuses de ce déficit d’eau : investissements ruinés, production réduite, crise alimentaire et sociale à prévoir…. (lire https://www.seneweb.com/fr/news/Agriculture/secheresse-a-malem-hodar-et-koungheul-la-detresse-de-producteurs-sans-recoltes_n_505768.html)

La question a donc été posée aux divers groupements maraichers soutenus ou mis en place à l’initiative de Malem-Auder. Globalement les échos reçus montrent que cette crise épargne relativement ces groupements.

L’élément majeur qui explique cette situation favorable, c’est le fait que ces espaces maraîchers ont bénéficié de la rénovation et de la solarisation de puits intégrés au maraîchage. La disponibilité en eau est donc assurée moyennant des efforts supplémentaires (arrosage manuel).

Ces puits ont également joué un autre rôle majeur, non prévu initialement : parer aux déficiences des forages classiques qui permettent l’alimentation en eau des villages (hygiène et boisson surtout). En effet, ces forages sont dépendants de grosses pompes alimentées par du gasoil et posent souvent des problèmes de fiabilité et de pannes. C’est ainsi que les villages de Bangadj, Navarène, Delby et Tivaouane, alimentés par le forage de Dianke Souf, n’ont pas eu accès à l’eau depuis fin mai et durant de longues semaines.

Grâce aux puits solaires, les familles de Bangadj et de Navarène ont pu être approvisionnées en eau en suivant un planning : chaque matin, les femmes procédaient d’abord au remplissage des bassins du maraichage ; les familles étaient ensuite autorisées à prendre l’eau du puits.

Pouvoir utiliser l’eau des puits réhabilités grâce à Malem-Auder est un signe positif pour toute la communauté. Les autorités administratives ont également reconnu l’importance de ces installations.